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L'évidence, c'est comme le silence, un battement intérieur, comme un changement inespéré de lumière, le déplacement infime d'un détail qui, soudain, révèle ce qui était déjà bien là, sous les yeux, mais que pourtant on ne voyait pas. Et alors, tout s'éclaire. L'évidence, c'est le sens tout simplement, des choses, celui qui fait que « le Roi est tout nu », par exemple.
L'évidence heurte, et c'est pour cela que, malgré toute évidence, elle ne se voit que si une main qui a la résolution de l'innocence ou de la pureté vient la dévoiler, en soulevant l'écran de l'apparence. Elle heurte parce qu'elle ne donne pas prise à l'interprétation ; elle est sens et image à la fois, elle ferme l'issue aux faux fuyants. L'évidence est toujours directe et son langage est celui de l'intelligibilité extrême, il est cru. L'évidence est comme l'obscène, elle provoque l'horreur, le silence du souffle coupé, la souveraineté du rire.
Zapata, c'est l'évidence. Im ne décrit pas la chose ni encore moins le concept de
La force des tableaux de Zapata est d'atteindre
Zapata est un grand marcheur. Un grand marcheur de
(juin 1995)
Publié par staal à 22:27:25 dans Jaime Zapata | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.beatrizazevedo.com.br
son blog http://beat.zip.net
Rappel du programme. Jours où Beatriz interviendra:
1er nov. Férié. Démarrage à 17h30. Lecture du Manifeste anthropophage. Accueil de la représentation officielle du Brésil, Béatriz Azevedo, et des « achés » de l'EIA ! de Sao Paulo 2005. Film O Parto. ( si possible !!!). Manger. 20 h45 conférence de
Publié par staal à 21:03:05 dans Beatriz Azevedo | Commentaires (0) | Permaliens
Cet article est paru dans L'Humanité du 23 novembre 1999.
L'" explication " ? Elle tient dans le petit livre confectionné par le philosophe Tzvetan Todorov qui porte en titre : la Fragilité du bien (1). Qui a sauvé les juifs bulgares ? Réponse : tout le monde, (à part une petite minorité radicalement fasciste), en réagissant et en agissant, à son échelle, indépendamment de sa position dans les luttes politiques, à partir de ce simple présupposé : " C'est monstrueux, insensé, et il y va de la dignité d'être bulgare "... Pas plus, mais pas moins. Les communistes qui, dès les premières lois antisémites, associent la défense des juifs à la lutte contre le fascisme ; les intellectuels libéraux, qui dès ce même moment, s'élèvent contre les idées de défense de la " pureté nationale " ; l'Église orthodoxe, qui prend les juifs sous sa protection ; les députés de l'opposition légale... Mais tout cela n'aurait pu suffire si, du sein même de la majorité parlementaire de ce gouvernement allié de l'Allemagne, des hommes politiques n'avaient pris " la décision de faire tout ce qui était en (leur) pouvoir pour empêcher l'accomplissement de ce qu'on projetait et qui allait compromettre la Bulgarie devant le monde, la souillant d'une tâche qu'elle ne méritait pas ". Pour Dimitar Pechev, cheville de la majorité gouvernementale et vice-président de l'Assemblée nationale, la cause est au-dessus de toute autre considération, et il comprend que c'est de l'intérieur du pouvoir que " le projet d'assassinat en masse " doit être mis en échec.
Le livre de Tzvetan Todorov rassemble pour la première fois l'essentiel des documents - déclarations, comptes rendus de réunions, journaux intimes de politiciens, tracts, témoignages d'époque, mémoires... - qui permettent de reconstituer l'histoire de la crise qui, de mars à juin 1943, a abouti à " la mise à l'abri " des juifs bulgares par l'État bulgare lui-même. Cela se lit comme un véritable roman qui finirait bien. Une anti-"affaire Papon " en quelque sorte. À ce sujet, deux remarques : aucun de ces hommes, qui mirent en échec le projet nazi, n'en souffrit les représailles dans sa chair ou dans sa liberté ; en ce début 1943, et il était évident pour tous, témoins et acteurs du drame, que la déportation en Pologne ne pouvait signifier autre chose que l'extermination de masse. Ce qui réduit à néant les deux arguments souvent opposés à l'accusation de passivité : les risques encourus étaient tels qu'on ne pouvait rien faire ; on ne pouvait pas imaginer l'horreur qui allait suivre. Fallait-il donc être bulgare pour comprendre, d'emblée, qu'il s'agissait de la Shoah ?
(1) Tzvetan Todorov. La Fragilité du bien. Éditions Albin Michel. 222 pages.
Publié par staal à 14:55:52 dans Gilles de Staal | Commentaires (0) | Permaliens
Indigestion coloniale en France...
et l'urgence d'une réponse anthropophagique
Ouverture (théâtrale)
« ...Respectable public ! Nous ne vous demandons pas d'applaudissements, nous demandons les pompiers. Si vous voulez sauver vos traditions et votre morale, appelez les pompiers ou, si vous préférez, la police ! Nous sommes comme vous-mêmes, un immense cadavre gangrené ! Sauvez nos pourritures et peut être vous sauverez vous du brasier allumé du monde ! » (Oswald de Andrade : final de « La Morte »)
Cela eut lieu fin octobre 1995. Exactement dix ans après, comme dans une commémoration inconsciente, les « cités » de toutes les périphéries, les banlieues, de toutes les villes de France, viennent de s'enflammer dans une mutinerie qui s'est répandue pendant trois semaines, révélant une crise profonde, culturelle, politique, morale, identitaire dans ce pays si convaincu de l'universalité de ses fondements.
©Gilles de Staal
Publié par staal à 14:50:18 dans Rencontre Internationale d Anthropophagie ! | Commentaires (0) | Permaliens