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Art Anthropophagie Aujourd hui !

A propos de l'exposition-événement de Gilles de Staal et Jaime Zapata qui s'est déroulée du 1er au 12 novembre 2006, à la Galerie de Nesle à Paris

Présentation

Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'herbergeur. Nous considérons ces pubs comme une intrusion abusive sur cette espace consacré à l'Anthropophagie et aux oeuvres de Jaime Zapata et Gilles de Staal.

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"La Morte" Pièce en trois actes de Oswald de Andrade 1937 Extrait 1 | 20 octobre 2006

Oswald de Andrade


La Morte


Pièce en trois actes de Oswald de Andrade   1937


(traduite du portugais   Brésil   par Gilles de Staal. Droits réservés : Espòlio Oswald de Andrade et Gilles de Staal pour la traduction. A paraître en 2007, en France, dans « Oswald de Andrade : Manifestes anthropophages et Théâtre, aux éditions Le-Mort-qui-trompe.)



(Extraits)


Lettre   préface de l'auteur


Julieta Barbara[1],



J'accorde la plus grande importance à La Morte au sein mon œuvre littéraire. C'est le drame du poète, du coordonnateur de toute action humaine, que l'hostilité d'un siècle réactionnaire a peu à peu éloigné du langage utile et courant. Du romantisme au symbolisme, au surréalisme, la justification de la poésie s'est perdue en sons et protestations inintelligibles, pour finir dans le balbutiement et la télépathie. Bien loin des appels populaires. Maintenant, à travers l'analyse, les ensevelis reviennent à la lumière et, à travers l'action, parviennent aux barricades. Ce sont ceux qui ont le courage incendiaire de détruire cette âme égarée qui leur était née sous les ciels souterrains où ils s'étaient réfugiés. Soit les catacombes lyriques s'épuisent, soit elles débouchent dans les catacombes politiques. A toi, qui es ma compagne dans ce difficile atterrissage, je dédie La Morte.



Oswald de Andrade


São Paulo, le 25 avril 1937








[1] Julieta Barbara Guerrini, avec qui Oswald de Andrade vivra en « régime civil de séparation de biens » de décembre 1934 à 1942. Auparavant, de 1929 à 1933, il vécut avec Patricia Galvao, dite « Pagu », écrivain et agitatrice communiste recherchée par la police, de qui il eut un fils, Ruda Pronominare, en 1930. (N.d.T.)

Publié par staal à 11:53:34 dans Oswald de Andrade | Commentaires (0) |

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