• L'endroit est un lieu somptueux du XVIème - XVIIème siècle, la tour  de Nesle, et en même temps très spacieux qui se prête à une grande  souplesse d'utilisation.
     
    Nous sommes peintres, nous exposons donc notre travail. Les tableaux de Jaime Zapata seront projetés dans trois secteurs de la Galerie (car son fond est actuellement en Equateur pour la rétrospective de ses 30 ans de peinture), et il présentera des dessins sur de grands panneaux de carton. Il interviendra dans l'exposition avec son  travail de « cuerpos pintados » (www.cuerpospintados.com et cliquer sur le livre de Jaime Zapata). Gilles de Staal exposera quant à lui 32 toiles, principalement de son travail récent depuis ses expositions de 1998. De plus, dans les vitrines seront exposés des dessins, études, planches, de Gilles de Staal et Jaime Zapata.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p> L'idée est que, durant de ces deux fois quatre (ou 5) jours, se tiennent au milieu de l'expo, des lectures de théâtre, de poésie, des interventions de musiciens, ET QU'AU MEME TITRE, à l'intérieur de cette manifestation d'art se déroulent des interventions-débats sur des thématiques qui sont à «l'ordre du jour » des mouvements  culturels politiques et sociaux. Sans non plus saturer le temps de l'expo, ni en  faire une espèce de foire de « spectacles ». Les lectures (théâtre,  poésie) et les interventions de musiciens seront donc de l'ordre de 30 à 60 minutes maxi. Il y aura aussi peut être  une où deux projections de films durant ces  journées (« O Parto » (30mn), de Oficina, sur la révolution  portugaise, si on arrive à faire insérer le sous titrage français d'ici là, et le film d'entretien avec Joelle Aubron, 30mn, réalisé par ses amis peu avant sa mort).
    <o:p> </o:p>  Il y aura aussi le manger, anthropophagie oblige ! Mais surtout pas  sous forme de buffet autour duquel les gens continuent la conversation  du bureau en  s'empiffrant de petits fours au saucisson ! La nourriture sera un acte, avec son temps qui  est celui de la communion, non au sens éthéré vaguement chrétien, mais au sens charnel anthropophage.

     


                                                                                                                           Gilles de Staal


    votre commentaire
  • IL s'agit d'organiser une expo de peinture, mais pas dans le but  d'accrocher des tableaux pour attendre qu'un amateur éclairé et  propriétaire de quelques puits de pétrole arrive en disant : « Fantastico, yo compro todo ! » Le but est, modestement, de faire  descendre la peinture des galaxies extraterrestres où elle se trouve  actuellement (marché, art content-pour-rien, thématiques conceptuelles  absconses, mépris du « public profane », etc etc), pour la confronter  aux réalités non seulement des autres formes d'expressions  artistiques, mais aussi des préoccupations et des questionnements  (artistiques, culturels, sociaux, politiques...) qui traversent le  public, c'est-à-dire les mouvements de la société. En bref commencer à  secouer un peu le cocotier de l'engagement artistique dans la peinture (et pas seulement).
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t75 stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600"> <v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></v:path><o:lock aspectratio="t" v:ext="edit"></o:lock></v:shapetype></o:p>

    Le titre de l'expo,  « A3 » « A ! A ! A !» « Ah ! Ah ! Ah ! »... alias «Art – Anthropophagie – Aujourd'hui !» se réfère au Manifeste et au Mouvement Anthropophage de Oswald de Andrade (essayiste, écrivain et dramaturge), et à la radicalisation politique et artistique contre la dictature, apparue au  Brésil dans les années 70, et qui en avait revendiqué l'héritage...



     

    En reprenant ce drapeau, nous voulons en  réactualiser la portée générale dans le contexte de crise idéologique,  culturelle, et identitaire en occident aujourd'hui. Comme vous le savez peut être, il y a eu la « Rencontre internationale d'Anthropophagie EIA ! » de Sao Paulo l'an dernier... et la deuxième  édition est envisagée à Paris en 2008. Ce n'est pas un galop d'essais, mais une primo-infection... (pour plus de  précisions, voir sur : www.gilles-de-staal.com   le compte rendu de cette rencontre,  et le texte de la « conférence » que j'y ai « proférée » sur «l'incendie des banlieues ». Le texte est aussi publié sur www.mouvement-egalite.org/, www.labanlieuesexprime.org et www.le-mort-qui-trompe.fr  ). Sur la Rencontre de Sao Paulo, voir : www.antropofagia.com.br .  .


                                                                                                                    Gilles de Staal


    votre commentaire
  • Peintre figuratif.


     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>Né à Quito (Equateur) en 1957.

    Etudie l'art au Collège d'arts plastiques de l'université de Quito.


    Participe aux ateliers de Miguel Gayo (Pérou), Thomas Daskan (Chili), et Carmen Silva (artiste chilienne réfugiée à Quito après le coup d'Etat de Pinochet).


    En 1983 obtient le premier prix Cristobal Colon (Madrid).


    En 1984, arrive à Paris où il vit jusqu'à présent.

    Quelques expositions : 1987 : Galerie de Nesle  (Paris).1993 : Latin American Art show. Bolivar Hall (Londres).1994:  Talbot Rice Gallery (Edimburg).

    1994: Galerie de Nesle.


    1998: Crée à Quito l'espace Atelier Jaime Zapata.


    2001-2002 : A Santiago (Chili) met au point son travail « cuerpos pintados » (lien : www.cuerpospintados.com/Artistas/cuerpos%2520Pintados/jaiimezapata.html


     

     
    </o:p>

    votre commentaire
  • Gilles de Staal est né le 4 août 1948 à Paris, d'un père né à Moscou en 1901 et d'un mère née à Budapest vingt ans plus tard. Il a cessé de dessiner et peindre en 1963, parce que la révolution mondiale était imminente... jusqu'à ce que vers 45 ans, il constate qu'il ferait tout aussi bien de s'y remettre puisque, après tout, il ne reste pas tant de temps que ça!

    Peinture et dessin:



    1988
    : "L'éloge du crime", bande dessinée sur un texte de K. Marx, publié dans Politis.

    1989: "Europes", livre inédit, écrit et dessiné, sur le désir, la tentative, et le renoncement... l'Europe quoi!



    Avril 1992

    : exposition de dessins, galerie Houdin à Paris.Publication du livre "Trente six 15" (Éditions Z, Nice).



    Février 1997: exposition personnelle, galerie de Nesle à Paris (10 toiles et 80 dessins).



    Décembre 1997: exposition personnelle, chez Gaïa, à Paris (15 toiles et 40 dessins).



    Janvier 1998: exposition personnelle de 4 mois au Musée de l'érotisme à Paris.



    Mars 1998: exposition personnelle galerie Philippe Boulakia, à Paris (5toiles et 28 planches), pour le lancement de l'édition illustrée de "Le Mort" de G. Bataille préfacée par Jérôme Peignot (Éditions Blanche, Paris) .



    Janvier 2001: Après deux années et demi d'interruption, reprend le dessin et la peinture.



    Décembre 2001: exposition à Toulouse au Pigeonnier de Plaisance, (dessins).



    Juin-juillet 2005: exposition personnelle (16 toiles, 12 dessins) à La Maroquinerie à Paris.

    Et avant de peindre:



    1975: Réalise l'édition française du quotidien portugais Republica occupé et exproprié par les travailleurs, et mis au service de la révolution.



    1977: Participe à a réalisation de "Vinte Cinco", film officiel de la libération du Mozambique; directeurs José Celso Martinez Correa et Celso de Luccas.



    1980-1981: Participe à la réalisation du film "O Rei da vela" (Le Roi de la chandelle), dirigé par José Celso Martinez Correa, (Teatro Oficina de Sao Paulo).



    1986: Réalise l'ensemble du matériel graphique accompagnant la restauration et la présentation du film "L'Inhumaine" de Marcel Lherbier au Festival d'Automne de Paris, et àCannes en 1987.



    1987-88: Conçoit comme directeur artistique, la formule de lancement du journal Politis.



    ... et une longue activité de journaliste, de concepteur graphique, de pamphlétaire, d'ouvrier d'imprimerie, d'ouvrier de la construction civile, de conférencier, de serveur de restaurant, de professeur de typographie, de clicheur photograveur, de projectioniste itinérant, etc.


    votre commentaire