Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Art Anthropophagie Aujourd hui !

A propos de l'exposition-événement de Gilles de Staal et Jaime Zapata qui s'est déroulée du 1er au 12 novembre 2006, à la Galerie de Nesle à Paris

Présentation

Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'herbergeur. Nous considérons ces pubs comme une intrusion abusive sur cette espace consacré à l'Anthropophagie et aux oeuvres de Jaime Zapata et Gilles de Staal.

Album

Luc Martin Meyer

Editions Le Mort-Qui-Trompe :

Editions Hermaphrodite

Autres Brésils

Antropofagia

Juliette Heymann

Tacco Ndongo, "la" chef cuisinier de l'exposition

Mises à jour du site

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Rechercher

Compteur

Depuis le 07-10-2006 :
85455 visiteurs
Depuis le début du mois :
964 visiteurs
Billets :
63 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

L évidence zapatiste | 10 octobre 2006

L'évidence, c'est comme le silence, un battement intérieur, comme un changement inespéré de lumière, le déplacement infime d'un détail qui, soudain, révèle ce qui était déjà bien là, sous les yeux, mais que pourtant on ne voyait pas. Et alors, tout s'éclaire. L'évidence, c'est le sens tout simplement, des choses, celui qui fait que « le Roi est tout nu », par exemple.



L'évidence heurte, et c'est pour cela que, malgré toute évidence, elle ne se voit que si une main qui a la résolution de l'innocence ou de la pureté vient la dévoiler, en soulevant l'écran de l'apparence. Elle heurte parce qu'elle ne donne pas prise à l'interprétation ; elle est sens et image à la fois, elle ferme l'issue aux faux fuyants. L'évidence est toujours directe et son langage est celui de l'intelligibilité extrême, il est cru. L'évidence est comme l'obscène, elle provoque l'horreur, le silence du souffle coupé, la souveraineté du rire.



Zapata, c'est l'évidence. Im ne décrit pas la chose ni encore moins le concept de la chose. Zapata ruine les doctes conversations de sorties de vernissage, où se décortique l'essence des messages invisibles. Il montre, il dévoile tout simplement ce qu'il y a entre les choses, entre les objets, entre les êtres, qui les relie entre eux et qui fait, par exemple, d'un préservatif la preuve par neuf de la civilisation, ou de la syphilisation.



La force des tableaux de Zapata est d'atteindre la vérité. L'Europe d'aujourd'hui n'aime guère la vérité, elle lui préfère les certitudes et la télévision.. Elle croit à la nature bienfaisante et nécessaire des lois de l'économie et pense que, si le monde va si mal c'est qu'il a mal étudié la leçon. L'Europe est en guerre, en Yougoslavie, sur le Dniepr, au Caucase, dans le Kurdistan turc et, à sa porte, dans l'Algérie voisine. L'Europe est en guerre mais elle ne le sait pas vraiment. A vrai dire elle n'y est pour rien et elle n'y comprend rien. Et comment l'Europe pourrait elle être violente puisqu'elle est tellement raisonnable ? Aussi un artiste comme Zapata ne peut-il être que latino-américain pour arriver à voir des choses comme celles qu'il montre...



Zapata est un grand marcheur. Un grand marcheur de la ville. Il marche parce que c'est ainsi qu'il voit, pas avec ses pieds bien sûr, mais en se déplaçant, en faisant le tour de la place, en s'asseyant dans un coin du bistrot, en regardant tout ce qui tourne autour de ce qui se passe. Déplacez le siège de l'observateur, disait Galilée, et vous verrez des choses que vous n'auriez pu imaginer avant. Regardez les tableaux de Zapata, et vous verrez l'Europe dans l'évidence qui lui crève les yeux.

 

G.S.



(juin 1995)

Publié par staal à 22:27:25 dans Jaime Zapata | Commentaires (0) |

Eléments de biographie pour Jaime Zapata | 07 octobre 2006

Peintre figuratif.


 

Né à Quito (Equateur) en 1957.

Etudie l'art au Collège d'arts plastiques de l'université de Quito.


Participe aux ateliers de Miguel Gayo (Pérou), Thomas Daskan (Chili), et Carmen Silva (artiste chilienne réfugiée à Quito après le coup d'Etat de Pinochet).


En 1983 obtient le premier prix Cristobal Colon (Madrid).


En 1984, arrive à Paris où il vit jusqu'à présent.

Quelques expositions : 1987 : Galerie de Nesle  (Paris).1993 : Latin American Art show. Bolivar Hall (Londres).1994:  Talbot Rice Gallery (Edimburg).

1994: Galerie de Nesle.


1998: Crée à Quito l'espace Atelier Jaime Zapata.


2001-2002 : A Santiago (Chili) met au point son travail « cuerpos pintados » (lien : www.cuerpospintados.com/Artistas/cuerpos%2520Pintados/jaiimezapata.html


 

 

Publié par staal à 16:47:29 dans Jaime Zapata | Commentaires (0) |

1|